La nuit dernière, le Hall of Fame a intronisé ses nouveaux membres. Parmi eux, Dennis Rodman, dont j’avais déjà fait l’éloge, et Chris Mullin, qui me dit trop rien.
Mais surtout, il y avait Arvydas Sabonis.
Sabas est pour certains simplement le grand mec, arrivé en NBA sur le tard, et qui pouvait tenir le ballon d’une seule main sans problème.
Mais Sabonis, c’est aussi (et surtout) une grande énigme: que serait-il devenu s’il n’avait pas été blessé très jeune? Petit rappel des faits: espoir soviétique (eh oui, ça remonte jusque là…) très prometteur, Sabonis se pète le tendon d’achille; ça vous change un homme. Mais c’est pas tout: comme tout grand, il est un poil fragile, et doit se faire opérer du genou… L’URSS, voyant en lui une arme comme une autre pendant la Guerre Froide, le remet sur le terrain plus tôt que prévu, aux JO de 1988. Sabonis ne s’en remettra jamais réellement, et aura plus tard fréquemment des problèmes de genou ou de cheville, ce qui aura un impact violent sur son jeu.
Malgré tout, le type est un des meilleurs européens à avoir foulé un terrain de basket; il aurait pu devenir tout simplement le meilleur pivot de tous les temps. Ça laisse un constat bizarre: si on ne sait pas que sa carrière a été ruinée par des blessures, on le prend pour un joueur magnifique et fantastique; si on connait son niveau d’avant, on a toujours cette impression de gâchis…
Vidéo: Sabonis avant ses blessures



08.13.11 @ 14:53
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